9,2 degrés

Non ce n’est pas la bière que j’ai prise hier soir.

C’était 9,2 degrés le matin. Ce matin quand je suis parti sur ma bicicleta. Et je t’assure que je ne faisais pas du cinéma.

Regarde tu vois bien qu’il fait froid. Si tu touches la photo sur ton écran, prend un gant de ski. Tu reconnaîtras par ailleurs la Lune, car c’est elle la coquine. Elle montre toujours le Nord.

Heureusement j’ai commencé par une montée, à peu près 762,348 m de dénivelé. J’ai pu donc chauffer pas mal sous mes 3 couches. Mais non pas des Pampers… les couches, c’est comme ça que les pros ils causent. Tu mets ce qu’on appelle dans le milieu autorisé une première peau, puis par dessus un 2éme vêtement, puis un 3eme selon les conditions météo (coupe vent, coupe pluie, peau de mouton, armure…). Et tu joues ainsi avec les couches suivant ton ressenti et ton confort. Tu t’amuses tellement d’ailleurs, à changer les différentes combinaisons de couches, que tu peux t’y perdre… il peut arriver par exemple de mettre sa culotte à l’envers. Je connais un guide de montagne célèbre à qui c’est arrivé, et il en a laissé une chanson. Je te conseille vraiment de prendre des cours avant de faire le pro des couches.

Donc j’arrive en haut avec mes 3 couches. Mais j’avais transpiré comme un curiste dans son étuve. En redescendant à toute berzingue (entre 50 et 60 km/h) et en plus à l’ombre tout le long, je me suis glacé jusqu’à la 1 ère couche… la torture glacière. C’était terrible. Rien que d’y penser, j’ai des stalactites de glace qui se forment sous le nez.

Le froid m’a aussi presque fait délirer. Regarde:

J’ai cru voir une lumière. C’est Saint Bernardo qui m’envoie un signe

J’arrive enfin à Biesca, 30 km plus loin. Avec le froid dans les os et les os fossilisés dans le permafrost. J’ai mangé mes barres crunchy, mais je tremblais comme une feuille morte. Avant d’être ramassé à la pelle, j’ai trouvé ce qui m’a sauvé :

À gauche le fameux « chocolate » espagnol. Si tu mets la cuillère dedans elle tient debout toute seule. Sur le plat, pain aillé à la tomate et tortilla de patates. C’était 10h00 du matin et le meilleur petit déjeuner de ma vie

Aujourd’hui j’ai donc quitté le parc d’Ordessa et monte perdido… un des plus joli parcours de ce voyage, et le plus impressionnant. Je descends sur Sabiñanigo et Jaca, et je me reconnecte au monde d’aujourd’hui et ses facteurs de stress…

Si si c’est par là. Attention c’est pas Super Mario, tu n’as pas 3 vies

Ça m’a un peu rappelé la traversée du Boulou, à J1…

Et il y a aussi des tunnels très sympas comme celui-ci. Le but du jeu c’est de pédaler vraiment très vite, pour éviter de passer en même temps qu’un camion. Ils sont gros les camions en Espagne.

Tu l’auras compris, cette journée est une journée de transition. Un point de passage obligé vers la dernière partie du voyage. Mais bon, ça fait partie du trip aussi 😉. Demain, je devrais remonter dans les montagnes.

Ah ah je vois à ta tête que tu attends ton Quizz du jour. Ok, tu en auras 2 parce que tu le vaux bien:

Alors attention, toutes les photos qui suivent sont vraies. Âmes susceptibles, s’abstenir. Les quizz ont été vérifiés par des repris de justice assermentés.

Quizz 1

Ça, c’est mon voisin de camping. Construit pour durer. Trouve tous les nains de jardins et donne le vrai nombre. Un indice: sans compter Blanche neige, qui n’est pas non plus très grande, non ils ne sont pas 7. Tu peux zoomer la photo

La ou le gagnant(e) aura son prix délivré par Mimi Maty: une participation à Fort Boyard.

Quizz 2, plus difficile, mais cadeau plus sympa.

Voici les brebis de Peyo et celles de Xabi en train de copiner. Sur le terrain de Peyo. Trouve les brebis de Xabi et ramène les à la ferme avant que Peyo ne s’aperçoive de l’entourloupe. Ne dis pas un mot à Xabi, même s’il n’est pas là pour un moment, vu qu’il est allé chez Maritxu pour lui expliquer qu’elle n’avait pas assez cuit les xistoras à la fête de Saint Palais et que si ça continue il aurait des gaz dus à la digestion imparfaite et du coup pour la nuit de noce ça le ferait pas. Donc obligé d’annuler le mariage. Ça va faire des histoires c’est sûr.

Mais pose des vacances que je puisse te raconter l’histoire en entier, et la suite avec Peyo qui est sorti avec le calibre 12.

Je te laisse toute la nuit pour réfléchir aux réponses. Attention ne te trompe pas, sinon tu prends un coup de fusil de Peyo, dans les fesses.

Bonne nuit, ou alors bon petit déjeuner on ne sait jamais ☺️ demain c’est dimanche alors n’oublie pas l’apéro et le poulet fermier au four avec les patates et l’ail en chemise. La bise !

Les plus jolies savates de sport du monde sont à Broto et je ne le savais pas

Aujourd’hui quand je suis descendu de mon vélo pour enfin me poser et me relaxer après la douche, horreur. Je me suis aperçu que j’avais oublié mes savates 2 doigts (parce que tu mets un orteil de chaque côté de la lanière attachée à la semelle plate, ça fait 2 doigts. Tu vois ou pas l’image?) et ça 47 km plus haut… tu ne peux pas t’imaginer le bien que ça fait quand tu mets ces savates là après avoir enlevé tes chaussures de vélo… dans le désespoir, ça me rappelait un peu l’histoire du matelas le 1er jour du voyage. Mais cette fois-ci oh non je n’allais pas faire demi tour pour les récupérer… Heureusement je suis tombé dans la civilisation. La vallée d’Ordessa est encombrée de touristes de partout, de partout je te dis, venus faire du baranquisme. Du coup il y a ici tous les magasins qui vont avec. C’est comme à Hossegor si tu veux, parce que je sais que tu as plus l’habitude d’y aller que dans les canyons, mais sans la mer. Et tu ne trouveras pas de bouée gonflable ni de masques et tubas, mais pleins de trucs utiles pour la montagne. Et donc chez le petit chinois du coin, qui vend aussi des opinels à côté des chats en peluches, j’ai trouvé mon bonheur de ma vie:

Les tongues qui m’ont fait ting. Je n’ai pas pu choisir la couleur, ni la taille. Cerise sur le gâteau, tu peux faire du sport avec, c’est marqué sur l’étiquette. Moi je pourrais faire du ski nautique par exemple. Le prix? 5 euros tout rond. Mais dans quelques années elles vaudront beaucoup plus c’est certain

Je pense que je vais les garder pour le prochain Euskal trail. Vu la couleur elles doivent aller vite. C’est comme Ferrari. En vert pomme je pense que ça va moins vite. Et c’est plus léger que des Salomon ou des Hoka spécial trail. D’ailleurs, lors d’un Euskal trail il y a quelques années, j’avais croisé Xabi qui était en savates, son k-way par dessus, son béret vissé sur la tête et sa Makila. En fait c’était surtout lui qui nous a tous croisé, à 2 m à flanc de coteaux plus haut que notre file de coureurs. Il nous a tous dépassé, le Xabi avec ses savates qui n’étaient même pas rouges. Il devait être pressé, je pense pour aller récupérer une brebis égarée dans le champ de Peyo. Oui Peyo, le père de Maritxu, celle qui n’avait pas fait assez cuire les xistoras à la plancha lors des fêtes de Saint Palais et que c’est pour ça que Xabi n’avait plus voulu l’épouser à ce qu’on dit. Moi je pense que c’est à cause du fromage de la brebis égarée, qui a mal tourné (le fromage, pas la brebis). Bref ça allait encore faire des histoires. Si j’ai le temps je te raconterai un jour tout en entier (mais prévois un jour ou deux de RTT).

Bref, je suis trop content de mes savates. C’est le pied, et je ne te fais pas marcher. La couleur va super bien avec mon nouveau matelas de camping (vert alien je te rappelle, lis l’article si tu ne l’as pas lu). Je reste donc dans ce que j’aime le plus : citron vert – framboise.

Et maintenant la réponse au quizz d’hier!

Y’en a pas beaucoup qui se sont mouillé hein, malgré leur maillot tout neuf de cet été ! 🧐

Je remercie Juju qui a répondu! Mais… non ce n’est pas la bière (bien que c’est ce que j’aimerai faire) et même si ce que tout ce que tu as dit c’est vrai… en ce qui me concerne c’est :

La corde à linge mais oui! Je vois à ton regard que tu vas mettre 3,1415 ans à t’en remettre

Mais le reste Juju, tu as raison 100 %. la corde à linge en 1er car je fais le linge rapidement pour qu’il sèche. C’est la condition quand tu voyage « ultra light »pour partir sec. Mouillé si orage, mais propre. Il faut aussi dire que quand j’arrive de ma journée au camping je suis lessivé, mais pas propre. C’est fou non? Il faut que je soumette ce paradoxe à l’académie des sciences.

Je m’aperçois que j’ai causé mais pas beaucoup montré le périple. Alors accroche toi si tu veux pas tomber de ta chaise parce qu’aujourd’hui c’était franchement vertigineux et très beau (ah? Je l’ai déjà dit avant?). Juste avant ça, juste pour te dire en passant, j’ai rencontré un couple de landais de St Martin d’Oney!!! Un petit moment sympa à discuter sur les bords du canyon d’Añisclo.

Ce matin sur le chemin, la lune toujours là à me regarder partir. Direction le célèbre canyon d’Añisclo, et la vallée de Viú
Et ça monte…
Là oú je finirai mes jours
Les rides de la Terre
Dieu habite là et je l’ai rencontré
Le canyon d’Añisclo. Tu peux descendre dedans. Mais seulement à condition de prendre ta corde à linge.
Encore un petit plouf… mais pas de très haut hein déconne pas
Broto, la ville où je dors ce soir. Tu vois, il y a des gens, c’est une région habitée

Je te souhaite une bonne nuit, ou alors un bon petit déjeuner. Profite bien de ton week-end il va être joliment rempli. Allé la bise ! 😘

Cycling, climbing et transpiring pas mal au pays du canyonning

Je me suis levé à 19h30.

Ne me regarde pas comme ça. 🥸

Je viens de me lever donc ce soir et je sens le jet lag… non mais ne t’inquiète pas, je suis bien parti à l’heure ce matin, regarde:

Le point brillant là c’est la lune. Si si regarde bien. Elle indique toujours le Nord. Comme l’étoile du berger. (J’en connais un de berger qui a égaré ses brebis, elles se sont retrouvées dans le champ de Peyo. Ça a fait des histoires, parce que le berger c’était Xabi. Je te raconterai.). L’étoile polaire elle, montre la direction de l’Antarctique. Mais quand il aura fondu, il faudra qu’elle montre autre chose

En fait quand j’arrive à destination, c’est tout un tremblement. Trouver un camping en premier lieu, puis installation. Linge, repas, sieste (ne rigole pas, si tu la fais pas, tu te cognes aux arbres en marchant). Exploration du coin, visite du village, courses, rangement… et faire ce blog tous les soirs… T’imagines pas l’occupation (comme en 40, même si tu fais de la résistance).

Tiens d’ailleurs Quizz surprise : quelle est la toute 1ere chose que fait un « bike packer » (un hippie en vélo quoi) quand il installe son campement ? Un indice : il ne met pas France 3.

Je peux t’aider plus, je vois que tu es embrumé : 1- installation de tente ? 4- se déchausser ? 7- prendre la douche ? 1492- Mettre la corde à linge ? @2&43- Mettre le hamac pour la sieste?

Si tu trouves, je t’offre un voyage gratis. La traversée de l’Amérique du Sud en vélo et en autonomie, jusqu’en Terre de Feu. Si si c’est pour moi t’inquiète. Ça ne coute qu’un vélo et quelques barres de céréales après tout. Et le vélo je te prêterai le mien. J’ai un pote skipper qui peut te prendre pour la traversée si tu fais le moussaillon, la cuisine et si tu sais pêcher. Gratis.

Promis ce quizz est sérieux, je réponds dans le prochain article de ce blog, donc lâche toi vas y. ! Mets ta réponse dans les commentaires en bas 👍

Maintenant c’est l’heure de la séquence photo . Avant je voudrais te dire que je suis monté à plus de 2000 m d’altitude mais ça en valait la peine. J’ai quitté le parc d’aiguestortes et le pic d’Aneto pour le célèbre (et mérité) parc de la Maladeta et vue sur le monte perdido. Ces noms sont légendaires et j’ai toujours rêvé un jour de les parcourir à pied… affaire à suivre. Les paysages traversées ont été les plus beaux de mon parcours à présent. Et pourtant… à chaque kilomètre parcouru le merveilleux remplaçait toujours le merveilleux… je suis désolé de vous montrer ici un si faible échantillon de tout cela…

J’ai pris mon petit dej’ là
Enfin là
Tu es content d’avoir monté ton vélo en Gravel
J’en ai le souffle coupé, mais pas parce que ça monte
C’est petit un humain quand même

Il a fallu traverser quelques tunnels… Tiens au bout, une lumière…
Un petit plouf pour se rafraîchir
Non ce n’est pas l’ouest américain

Et si tu te demandes où je suis, c’est là :

Voilà, comme ça tu réalises bien mieux

Je te souhaite une bonne nuit ou un bon petit déjeuner. La bise! 😉☺️👍

Cruzando la Catalunya y Aragón

Ce soir la pression atmosphérique à Laspalues est de 855 hPa. Ce qui pour l’altitude est très bien. Si tu ne sais pas où c’est (ce que je peux comprendre) j’en profite pour te montrer oú je suis:

Le point bleu, c’est là très précisément. À côté tu as reconnu c’est mon vélo, et un peu plus loin le linge qui sèche.

Hé oui comme tu peux voir j’ai pas mal avancé. J’aurais pu te montrer une vue de l’espace, c’est encore plus impressionnant. Malheureusement mon copain Thomas Pesquet est chez son kiné, pas dans l’ISS.

Aujourd’hui je vais te résumer la journée : pédaler, monter, pédaler. 80 km, 1800 de dénivelé. Les derniers kilomètres ont été durs. Mais ce qui motive c’est qu’il n’y a tellement rien entre 2 villages, alors tu es obligé d’avancer si tu veux être encore vivant et propre le jour d’après. J’en profite pour te dire que j’ai franchi les 9000 m de dénivelés cumulés. Plus que l’Everest. En plus sans oxygène.

Donc excuse, ce soir je te balance les photos comme ça. Avec le petit commentaire aussi. Ce qu’il faut retenir c’est que je suis passé en Aragon, région autrefois déshéritée et pauvre. Maintenant patrie du baranquisme (le canyonning en français de chez nous, valable aussi en québécois). J’y ai quelques souvenirs forts et très sympathiques avec le Bune 😉☺️. Allez je balance comme j’ai dis.

Avec ça, on fait de l’excellent patxaran, tu reconnais? Il y en a partout. Je n’ai pas la patate pour ça ce soir mais je t’aurais bien raconté l’histoire du patxaran de Xabi, celui qui n’a pas voulu épouser Maritxu, la fille de Peyo et que ça a fait vraiment beaucoup d’histoire, tout le village est d’ailleurs concerné, mais là je n’ai vraiment pas le temps ni la patate. Oustia !

J’en étais sûr qu’il fallait être un peu taré pour venir ici
Tentative pour attraper la cocarde
Mais où sont passées les lavandières ?
Les meilleures patates de ma vie
Tu vas pas le croire mais j’ai tout bu. Je consomme comme une Porsche GT
Et le dessert, pleins de vitamines
Un paysage. C’est pas moi qui l’ai peint.
Ce matin en partant, dans un parfum de figues, de thym et de romarin, pendant que les oiseaux chantaient le lever de soleil
Ça c’est à Laspalues où je suis ce soir. Je vais dormir le nez dans les fleurs.

Allez passe aussi une bonne nuit, la bise..!

Quand tu pédales, c’est dans la tête. Mais ça ne veut pas dire qu’il y a un vélo dedans

Peut être même qu’il y a tout le câblage qu’il faut pour résoudre les dernières équations quantiques. Peut être qu’il y a un foie, un cœur, un nid d’abeilles. Tu sais pas. Tu n’as jamais ouvert. Peut être aussi qu’entre tes 2 oreilles la route est large et le vent la balaye en liberté totale. D’ailleurs le vent aujourd’hui, j’ai pédalé contre. D’habitude je suis plutôt contre la mauvaise foi, mais contre le vent c’est presque plus difficile. Même en descente figure toi, obligé de pédaler!!! Non vraiment au bout d’un moment, faut que ça soit la tête qui pédale, sinon les jambes elles n’avancent pas. Quand j’ai vu la titine là dans le petit village de… de… je verrai ça plus tard, voila la titine:

Fiat lux. Et la tentation se fit italienne…

Je me dis que rentrer avec ça, ça aurait été tentant effectivement. Mais pas là place pour mettre le glinge… non ressaisis toi Guille, tu délires. Tes barres chocolatées ne sont pas bonnes pour le cerveau. T’imagines si on te voit arriver en bagnole non mais tu es fou. Du coup non, arrête tes idées là. Et continue de pédaler dans ta tête et passe à autre chose. Clin d’œil spécial Anita : tu vois là, c’est l’arrière grand mère de ta voiture. Aussi solide que la reine Victoria, sauf le pot d’échappement. Et elle n’a même pas Parkinson (j’ai entendu démarrer ça tremble pas 😉).

Ah oui tiens, la « bonne » surprise de ce matin:

Je vois à tes yeux écarquillés que ça ne te parle pas

Non mais tu crois que je vais utiliser un GPS qui cause anglais ? Tu me crois en séjour linguistique ? Pour rouler à gauche et prendre les ronds points dans l’autre sens? Ça, c’est un GPS ultra tech d’aventurier de la mort qui a décidé de se réinitialiser TOUT SEUL. Le salaud. Un coup des Russes. Non, du Viet Cong. Non, Dieu, qui veut prendre soin de mon palpitant. Non, chat GPT qui s’est mis dans mon Garmin. Incroyable mais vrai. Mais, hé hé j’avais prévu le coup:

Ce n’est pas aussi gros que la bible. Mais actuellement c’est beaucoup plus utile

J’ai tout noté. Tout. Attention j’ai vraiment tout et sur tout…

Du coup, ce matin je suis bien reparti vers la gauche, heu… la droite je crois… par là en tout cas…. Non mais c’est dingue. Pas le centre en tout cas. Enfin tu vois, quand tu votes à gauche avec ta main droite, ou alors à droite avec ta main gauche, tu vois ce que ça donne? Ah je vois à ta tête (avec laquelle tu pédales) que tu n’y avais jamais chat-gptisé. Pardon, on disait « pensé » dans l’ancien temps. Bref, je suis parti de toute manière dans la bonne direction : du côté où le soleil se lève. Le Sud . Facile, il y a du linge étendu sur les terrasses.

Et encore de magnifiques paysages, de toute beauté et immensité. Les montagnes et les paysages se renouvellent sans cesse, toujours aussi différemment beaux et impressionnants. Il me faudrait un nouvelle langue, comme le mésopotamien par exemple, pour décrire avec des mots nouveaux toute cette beauté renouvelée.

Si tu as le vertige, ne regarde surtout pas cette photo, tu risques de tomber

La rencontre improbable : un couple de touristes Israéliens qui arrivent ici en même temps que moi. Mais eux en voiture. Pour la rigolade, je leur ai demandé s’ils étaient venus eux aussi en bicyclette. On a rigolé et on s’est tous pris en photo c’était trop chouette. C’était terriiible (Clin d’œil à Goscinny)

C’était là, le vertige
Si tu te demandes avec quoi je me dope, c’est avec du miel (clin d’œil à Micka) et du thé. Ne me dénonce pas s’il te plaît.
Un bar perdu. Mais qui m’a sauvé la vie
C’est beau
Et plouf…
… Et dodo. Le hamac? Un indispensable en bord de rivière. Plus que la canne à pêche
Un bon goûter équilibré et ça repart.
La ville de Sort, mais pas en Chalosse

Clin d’œil à Juju : (décidément il faut que je fasse gaffe avec tous ces clins d’œil je vais me retrouver l’œil collé demain matin) j’ai le pédalier qui grince, et plus je force plus il grince. Le matin ça va ça grince pas. C’est grave?

Allé il est tard maintenant, et quand toi tu te lèveras je serais déjà sur la route. Si tu lis ça au petit déjeuner, passe une bonne journée et n’écoute pas les casses pieds. Quand tu entends une rivière qui coule, relativise. Et si jamais tu t’enerves, pédale dans ta tête. Même contre le vent ça avance. Aller la bise 😉☺️👍

Comment j’ai découvert les meilleures barres chocolatées du monde

Je pensais tout connaître du chocolat, ayant été influencé par les Bayonnais, séduit par les Suisses, et génétiquement programmé par mon nom de famille… Mais là, au fin fond de la Catalunya (désolé je l’écris comme ça parce ils sont trop gentils ici et de toute manière ils ne parlent pas Espagnol), j’ai trouvé ça :

C’est du chocolat au lait pour 2%, et rien que du bon pour 98 %. Si tu es sage tu en auras, mais si tu n’as pas de bras…

Il faut que je te dise qu’ici, je peux manger ce que je veux!! Pas de contre indication. Même médicale ou de Rika Zaraï. Et même, plus c’est calorique, sucré, lipidique, mieux c’est! Mais ne pas jeter dans l’évier, ça encrasse les tuyaux (je connais un bon plombier quand il est bien luné si jamais au cas où…). Bon juste pour dire que je referais un aller retour rien pour que pour en manger. Ah? Tu es sûr qu’il y en a sur Amazon?

Je blablate je blabate, mais tu es là sur ce blog pour faire du tourisme, pas pour la pub de barres chocolatées. Ok je te comprends. Alors rien que pour toi je continue.

Un truc de dingue de fou d’incarceré en isolement qu’il m’est arrivé hier, un dimanche en Espagne. Pardon, en Catalunya. Un « santo domingo » en plus. Tu sais que tout est fermé là bas, sauf les alimentations pakistanaises (ils n’ont pas le même calendrier, hein shiva la vie). Tout est fermé, tout. Même les maisons closes. Qui sont normalement ouvertes quand elles sont fermées. Mais là, Dr Jones, tu ne vas pas le croire : je tombe sur l’arche perdue avant toi !

Le magasin qui m’a sauvé la vie, et redonné l’espérance en l’humanité oui elle peut s’en sortir. Moïse, tu peux tabler sur ce magasin il est sûr.
Ça c’est le Graal, Dr Jones. Ne cherche plus je l’ai trouvé

En plus ce truc là, malgré sa couleur, style mojito bord de piscine, n’est même pas chez Gifi. Dingue je comprends pas. Alors qu’ils ont framboise cassis et matelas à pois et contre poids.

Au fait, oui j’ai pédalé tout de même, entre les barres chocolatées et le matelas alien (il ne m’a pas bouffé je suis toujours là 😉). Non mais qu’est ce que tu crois. Si j’en bave comme ça, c’est pour te montrer à quoi ressemble le monde à quelques centimètres de ton canapé !

Bon, place maintenant à la série de photos de la journée, parce que bien sûr tu n’attends que ça. Zi-va

Si tu adores le Trivial pursuit, je te pose une question. Comment s’appellent les habitants des villes sur le panneau ? ☺️ un indice: ils ne sont pas Grecs
Mon rendez vous avec la poésie matinale au petit déjeuner. Tu as vu, on ne peux rien dire tellement c’est beau. Dans mon sac orange tout est prêt : matelas, tente, réchaud, provision, vélo. Si si.
Un moment privilégié : le petit déjeuner. Tu peux voir que je sais partager. Je comprends que le matou revient
Sacré coup de fourchette non? Le gâteau improbable là, tu n’en n’auras jamais je pense, il a été cuit une fois. La boisson en revanche tu peux en avoir autant que tu veux.
Je comprends les oiseaux. Mais je me souviens juste à temps que je n’ai pas leurs ailes
On ze road agaiiiiinnn
Vue étriquée d’un paysage grandiose
La Seu d’Urgell. Trop beau.

Au fait parlons chiffres. Non t’inquiètes tu ne me dois rien (pour l’instant). Aujourd’hui 82 km, dénivelé 1200 (qui a dit petit joueur??). Et la fatigue 3 millions sur l’échelle de Richter (j’en vois qui tremblent). 8 litres de flotte (non, c’était avant la douche s’il te plaît). 300 g de biscuits apéros ( sans l’apéro 😢). Et heu… « quelques » barres chocolatées !!!

Et voilà, mais je reste frustré de ne pas tout te montrer. Ici c’est grandiose, vertigineux, magnifique. Et que dire des catalans si souriants et chaleureux. Mais je ne veux pas te tenir la jambe tel le pit-bull en période de croissance, il faut aussi aller bosser ou se coucher. Il y a plein de chose encore à dire et montrer. Allé, adéo comme on dit ici et à bientôt 😘

La gravité, c’est ce que tu réalises quand tu montes sans fin une pente à plus de 10%. Mais quand tu la descends, ne lâche pas les freins…

La journée a super bien commencé. Ça fait du bien de voir que dans la vie, le soleil se lève toujours et que donc il n’y a que du positif. Par exemple, cette nuit je n’ai pas été foudroyé, c cool non? Bon tout le monde ne sera d’accord, mais moi si. Ah oui, c’est parce que j’ai pris 2 fois l’orage, en soirée, et dans la nuit. Du coup tout était mouillé : la tente (ça a percé), les chaussettes… mouillées, le cuissard… mouillé , le duvet… mouillé… et les quelques poules en train de faire une belote au fond du parc… mouillées aussi!!!

Du coup, pas besoin de prendre la douche ce matin. J’ai plié les affaires mouillées, la tente mouillée , le hamac mouillé etc… et j’ai mis le cuissard mouillé (stop – 18 ans) les chaussettes mouillées, le T shirt mouillé… Et là franchement quand tu te retrouves devant le rebord du monde et que tu ne peux pas faire autrement, hé bien tu fais!

Là ben il faut y aller. Passe en premier.

Donc c’était un peu mon impression ce matin, en partant…

Mais finalement ça a été, à force de pédaler. Mais d’ailleurs et finalement, que pouvais je faire d’autre???

Hé bien un vide grenier, tu vois pas, juste là quand tu commences. Franchement c’est abusé j’adore ça

Aujourd’hui en plus, grosse journée. Au programme : pente monstrueuse, kilomètres de psychopathe marathonien, altitude de cosmonaute affamé. Ça a donné, ça a donné… 68 km et 1900 m de dénivelés en 6h 38 min 22 secondes. J’ai mangé toutes mes pâtes de fruits. Je vous laisse admirer le paysage:

Le col d’Ares avec le chemin de la « retirada ». J’en ai tellement sué qu’avec la buée on ne voit plus rien. Désolé.
Je transpire un peu moins et on peu voir le magnifique paysage. De fou. C’est trop beau.
Guille was here
Tous les bâtiments religieux ici (et ils sont nombreux) sont dédiés à Saint Martin (Sant Martí)
Vers l’infini et l’eau de laaaaaaaaaaaaaaaaa !
Ah plein de vielles pierres partout le bonheur!
Hé oui encore une église de Sant Martí. Le veinard, tout ce vin de messe rien que pour lui
Ce soir la route s’arrête à Ribes de Freser. Les pneus ont chauffé…

Allé je te laisse, c’est l’heure de ton 5eme épisodes de ta série Netflix. Profite bien et la bise demain tu bosses donc tu te lèves. Bonne nuit et à demain 😘

Dans le secret du Vallespir

5h30 du mat j’ai des frissons… enfin plutôt des contractures partout ! En effet je ne te l’avais pas dit mais j’ai paumé mon matelas qui s’est décroché de la sacoche lors d’une de mes folles descentes de fou de dingue. La preuve:

La lanière du désespoir

La nuit fut très longuement courte… je te laisse imaginer. En plus, fin prêt à 7h00 je retourne sur mes pas, du côté de la folle descente 15 km plus haut. Je n’ai pas pu prendre le même chemin, parce qu’un gars très très sympa mais un peu susceptible m’a dit avec 2 canons dans le regard non mais c’est un chemin privé ici t’entend pas mes chiens je les lâche… donc après mon détour, J’y trouve un cochon, le groin fouillant les entrailles du maquis. Il me regarde surpris, pas prêt à partager le repas. Et là je regrette de n’avoir pas eu la présence d’esprit de prendre une photo. Je devais être impressionné, ayant plutôt l’habitude de voir le mammifère en photo portrait sous son nom de famille : Aoste, Bridoux, ou Serrano pour la branche espagnole. Mais je n’avais pas non plus sa permission de droit à l’image. Bref, en contournant la bête rose au doux regard sauvage, je fouille le thym et la mélisse au milieux des cigales chantantes (faignasses, au lieu d’épargner pour l’hiver) mais chou blanc, pas de matelas perdu dans le maquis. Je retourne en suivant les cailloux que j’avais semés quand un chat chaussé de bottes ah non pardon je m’égare… bref, je retourne sur mes chemins empierrés et je m’en mets pour 25 bornes et le dénivelé qui va avec. Je me suis arrêté donc au magasin de sport du coin le plus proche :

Et le sport entra dans la légende

Et j’ai trouvé mon bonheur:

Le matelas ultra light de Darwa Sherpa qui vainquit l’ultra trek de l’Everest, ou de Britney Spears qui vainquit les qu’en dira-t-on

Après il a fallu vaincre les autoroutes qui me barraient le chemin. Véridique. Pas de photos non plus, mais ça ressemblait à peu près à ça :

Mon impression subjective en traversant le Boulou

Mais non enfin, tu t’en doutes, j’y suis arrivé dans ce joli Vallespir…. Traversée d’Amelie les bains, d’Arles sur Tech, du Tech, et enfin Prats de Mollo…

Ça c’est le gars qui m’a tenu la jambe sur Poulidor, Anquetil, Merckx…. Il a fait Montauban – Bordeaux en glinge.
Je l’ai longtemps attendue mais la voilà
Un pont plus loin…
Toujours là
Mon campement. Ah tu regrettes ton 5 étoiles hein…. Tant pis pour toi mais viens prendre l’apéro
Ce qui est bien c’est que ce soir je vais bien dormir 😴 ☺️👍

Je vais trans-pyrer… c’est sûr !

Hello tous et toutes !

Alors désolé mais tout d’abord je ne vais pas écriturer inclusivement, ok ?

Je ne serai pas inclusif donc, mais exclusif : pendant 10 à 15 jours une seule chose va compter pour moi. La traversée de nos chères Pyrénées. Non, pas de haut en bas hein, tu es fou c’est trop fastoche. D’EST en OUEST mon pote, oui. J’en vois qui rigolent là dans le fond, ceux qui connaissent mon sens de l’orientation légendaire 😉 . Mais pas de bile à se faire, j’ai une belle boussole :

J’en ai pris une qui fonctionne à l’énergie magnétique, et non pas à l’énergie solaire. Il paraît que c’est mieux. A défaut de perdre la boule, je ne devrais donc pas perdre le Nord. En tout cas, ce n’est pas prévu que je me perde. Cette simple pensée déjà me rassure.

L’itinéraire étant tout indiqué avec ma boussole de compétition, il ne me manque plus que : la tente, le matériel de bivouac, la réserve alimentaire, les bidons d’eau, le matos de réparation, les batteries de secours, le maillot de bain, la switch, l’Ipad, le mac… ah non pas ça! Je dis : déconner non, mais déconnecter oui! On va en profiter pour voir à quoi ça ressemble la Nature, avant qu’elle fonde. Vu le réchauffement, faut pas tarder je pense. Cette histoire de hausse des températures, ça me refroidit.

Donc ça risque de transpirer. Pardon, trans-pyrer (comme on dit chez nous dans les Pyrénées ). On verra. De toute manière je ne suis pas soluble dans l’eau salée, donc je ne risque rien. Au pire de sentir l’homme de Cro-magnon, en retour d’expédition mammouth, mais au bénéfice d’avoir un peu plus de place autour de moi dans les campings ou de ne pas être attaqué par des ours.

Au fait, il faut que je te montre la bestiasse qui va jouer avec les montagnes et se rire des montées en altitude, voire se moquer de la raideur des cols comme de sa première chambre à air:

Alors, elle est pas belle la bête ?

D’ailleurs toi, la bête, tu n’as pas intérêt à me lâcher dans la pampa hein ! Après tout ce que j’ai fait pour te bichonner : changer la transmission, les freins, les pneus, les roulements etc… Je n’ai pas pu faire la même maintenance sur moi, malheureusement, et changer quelques pièces qui ont du jeu. Ma pièce la plus récente date de 2016, c’est déjà ça. Je n’en connais pas la marque mais si elle n’est pas « made in China » ça devrait tenir jusque là. On croise les rayons.

Mais revenons à nos moutons…

Enfin, à nos brebis comme dirait mon pote Peyo, celui qui fait du bon fromage (celui de Xabi il n’est pas si bon, c’est celui pour les touristes, en plus il n’a pas voulu se marier avec Maritxu, la demi-soeur de Peyo, ce qui a fait beaucoup d’histoires dans la famille depuis, il ne prennent plus le Patxaran ensemble pour les fêtes d’Espelette). Ce n’est pas lui sur la photo (bien qu’on remarque une malika, oui de Laresorre, la meilleure des makilas) mais je te montre quand même, parce que c’est beau, elles sont jolies comme tout ces Pyrénées. C’est pour ça qu’on a envie d’y aller. Voir les beaux paysages, tutoyer l’espace des montagnes, bivouaquer en sauvage, en baver sur les pédales jusqu’à se demander ce qu’on fait là c’est vraiment n’importe quoi, et passer un bon moment sous les étoiles à ronfler avec les marmottes.

Donc oui, je me perds (déjà..? vite, ma boussole)… Mais par où passer? Quel itinéraire pour un enfant gâté comme moi? Pour faire simple et avoir un peu d’exotisme, et bien il suffit de passer par l’Espagne voyons. Donc anda, allez, c’est par là. J’espère que le lien fonctionnera, suis le guide c’est par là:

https://www.komoot.com/fr-fr/collection/2081895/-transpyreneenne-eo-etapes?ref=undefined

Comme ça, ce sera plus facile d’envoyer les recherches si dans 2-3 mois je ne suis pas arrivé.

Non je rigole, au pire je rentrerai avec les moyens du bord :

Bon allé tu sais tout maintenant. Ah non, la date du départ c’est le vendredi 28/07. Et ça commence par le train vers Perpignan. Je m’en vais préparer mes provisions et les derniers détails. La bise.

Mince je n’ai plus de place sur mon vélo… Je ne peux pas les emporter!!!

Guille

Transpyré… néene J1

Ça commence fort ce matin. Par un petit déjeuner japonais, histoire de ne pas avoir de sushis nutritionnels par la suite.

Ils font du bon chocolat ces japonais. Je sais que tu en veux, mais on ne le trouve qu’à la Migros de Genève ☺️

En partant de l’appartement ce matin j’avais quand même une drôle d’impression. N’avais je pas oublié quelque chose..? Je ne sais pas… mais un sentiment comme ça… peut-être que ça va me revenir, d’ici la fin de l’article.

Et bien voilà c’est tout bon, tu peux voir que je suis à la gare de Cornavin. Il n’y a pas foule foule, c’est vendredi. Tant mieux, comme ça j’ai trouvé facilement de la place pour le glinge :

Et le voici tête en haut. Heureusement je n’avais pas rempli les gourdes…

1ère étape, Gare de Lyon : impeccable.

Puis Montpellier…

Et enfin Perpignan… Et je peux enfin commencer à pédaler. Non pas comme un fou, je m’économise pour la suite. Et puis au hasard de la route, en dépassant Perpignan :

I go to Louges!

On a bien une confirmation : Louges, ça vient bien de l’occitanie 😉

Et là, tu l’as ou pas :

La route est super belle…

Au fond, c’est le Canigou (couché Rufus! C’est pas pour toi!)

Mais je pense que j’ai un problème de gps… par où me fait-il donc passer!!?

Et maintenant quizz: qu’est-ce que c’est ? 1- un champ de tomates catalanes 2- un champ de maïs catalan 3- une piscine à boules 4- un bowling catalan

Quelque chose, mais catalan en tout cas

Bon allez c’est pas tout ça, je te laisse réfléchir, j’en ai plein les pattes. Il est temps que je prenne mon bain:

Je te laisse dodo et n’oublie pas les dents. ☺️ à demain, ou plus tard😘